Compte-rendu de la réunion du 18 mars 2009 entre les parents d'élèves et la municipalité

Publié le par fcpe-buisson

COMPTE-RENDU REUNION

PARENTS D'ELEVES - MUNICIPALITE

18 Mars 2009 - 19h00 - Salle du Conseil





INTRODUCTION


Un grand merci d'avoir répondu aussi nombreux à cette première rencontre qui rassemble l'ensemble des représentants de parents d'élèves des écoles publiques primaires de Meudon et de Meudon La Forêt, toutes fédérations et associations confondues.

Cette rencontre a pour objectif de vous concerter sur un certain nombre de sujets en lien direct avec nos enfants.

Je souhaite que les échanges à venir se déroulent dans un climat de respect de la parole des uns et des autres sans perdre de vue que l'intérêt premier est celui de nos enfants.



PASSAGE DU QUOTIENT AU TAUX D'EFFORT




Le projet du passage de quotient au taux d'effort a été présenté d'une part à la Commission des Affaires Scolaires et d'autre part aux représentants de la Caisse des Ecoles.


Notre base de travail a été de partir du constat que le système actuel du quotient familial n'était pas équitable et ce pour plusieurs raisons :


  1. Chaque année les tarifs sont revalorisés sans aucune révision des tranches de revenus qui déterminent le quotient : de ce fait, nous avons assisté à un décentrage de cette grille avec une tranche médian qui au lieu de se trouver dans la tranche 5 se trouve dans la tranche 3
  2. Le système du quotient familial actuel induit des effets de seuil puisque pour une tranche de revenus correspond un tarif. Il suffit d'être à la limite d'une tranche pour basculer rapidement alors que le différentiel n'est pas proportionnel.
  3. Dans le système actuel de calcul tous les revenus sont pris en compte y compris les revenus d'aide divers et variés tels que la CAF - l'Aide au Logement...D'ailleurs, force est de constater qu'une grande partie des dossiers qui nous sont présentés en Caisse des Ecoles est pour une demande de changement de quotient familial...



Les objectifs de ce changement de système de calcul sont multiples :

  1. Permettre de favoriser l'accès aux activités sportives, culturelles et de loisirs à un grand nombre d'enfants en favorisant également la réussite et l'intégration scolaire par l'accès à tous aux cantines et garderies/études. Le meilleur exemple étant que depuis que nous avons mis en place le système de quotient sur les études, les effectifs ont augmenté permettant à des enfants de pouvoir bénéficier de cet encadrement supplémentaire
  2. Réduire les inégalités induites par le système actuel de calcul


Nous allons

  1. dans un premier temps vous faire la présentation en chiffres (chiffres 2007) du système actuel en prenant le thème de la restauration scolaire sachant que le système actuel est appliqué à toutes les activités péri -scolaires (études / accueils de loisirs / école des sports...)
  2. et dans un deuxième temps, nous vous présenterons une simulation sur le principe du taux d'effort : le taux d'effort étant une tarification proportionnelle aux revenus réels prenant en compte le nombre d'enfants au sein du foyer, ce taux d'effort étant déjà appliqué pour le règlement des prestations crèches.


 

Les interventions

  1. Ne pas décourager les familles étant dans les tranches supérieures de mettre leurs enfants à la cantine et aux autres activités
  2. L'effort financier de la Mairie de 70 000 euros est jugé par certains insuffisant proportionnellement aux efforts que doit consentir une famille.
  3. Prévoir un taux d'effort pour les familles de 4 enfants, voir de 5...
  4. Diminuer le tarif haut de 5 € à 4,.... A déterminer.
  5. Fournir le mode de calcul


Globalement, le nouveau système est bien perçu car plus équitable. Les représentants de parents proposent d'en parler autour d'eux et de nous faire remonter les réactions.


LE ROLE DES ATSEM


Depuis la rentrée 2008-2009, trois réunions ont été organisées :

-         deux en présence des Directrices des Ecoles Maternelle et des Directrices des Services de Ressources Humaines, de l'Animation Locale et de la Restauration-Propreté

-         une en présence d'une à deux représentantes des ATSEM par école

Ces première réunions ont permis d'établir un état actuel des lieux et de faire connaître les souhaits et attentes de chacune.


L'Etat des lieux Directrices et ATSEM :

  • les tâches de restauration et de nettoyage des parties communes sont trop lourdes et très souvent se sont les ASEM de Grande Section qui ont en charge la préparation des repas même si dans certaines écoles, le planning est fait de telle sorte qu'il y a égalité dans la répartition des tâches.
  • Les 3 missions assurées dans la journée sont trop épuisantes (enfant/nettoyage et restauration)
  • La présence auprès de l'enfant le midi est bien acceptée, jugée valorisante mais aujourd'hui insuffisante.
  • Les ASEM sont heureuses dans les classes auprès des enfants d'autant qu'elles ont alors une véritable reconnaissance de la part des parents
  • L'organisation du travail des ATSEM est propre à chaque école et doit notamment tenir compte de la configuration des locaux, de l'équipe pédagogique et du nombre de classes.
  • Le non remplacement des ATSEM en cas d'absence pose de réelles difficultés
  • Les ATSEM de PS sont souvent de surveillance de dortoirs sans pouvoir exécuter d'autres tâches tel que la tenue des cahiers de vie des enfants...


Les souhaits et attentes des Directrices

  • Souhait des enseignants et des ATSEM d'une présence plus importante auprès des enfants
  • Souhait d'un travail en équipe et en toute transparence entre les différents partenaires, notamment au niveau de l'évaluation des agents.


Les souhaits et attentes des ATSEM

  • Etre au plus près des enfants aussi bien dans les classes que sur le temps du repas mais en accompagnement et non plus en préparation/service/nettoyage
  • Ne plus avoir en charge le gros nettoyage (parties communes par exemple...surtout sur des écoles qui sont très étendues...)
  • Compte-tenu de l'isolement des ATSEM par rapport à leur «employeur», la mise en place dès le début d'année de groupe de parole qui aurait pour objectifs de valider les plannings, de pouvoir communiquer et faire part des soucis rencontrés dans les établissements scolaires.
  • L'accompagnement des enfants avec handicap pose des difficultés: Une forte demande des agents à la formation et à une participation active de l'accueil de l'enfants handicapée.

 

Les interventions
  1. Réel besoin d'avoir un métier revalorisé
  2. Problème de définition de la fonction de l'ATSEM car parfois, c'est une maîtresse bis avec une réelle implication de l'agent (interventions et réflexions sur la pédagogie et l'éducation de l'enfant)
  3. Nécessité de définir le rôle de chacun
  4. Constat d'une grande fatigue et donc d'énervement des ATSEM
  5. De part la multiplicité des tâches, les ATSEM sont de moins en moins présentes dans les classes
  6. L'orientation de revalorisation du travail des ATSEM par la Mairie est positive et doit tenir compte des spécificités de chaque école, notamment dans la définition du nombre d'ATSEM à maintenir sur chaque site.



LES ATELIERS PERI - SCOLAIRES


L'objectif de ces ateliers est de favoriser l'épanouissement social de tous les enfants en les accompagnant vers des activités qu'ils n'ont pas l'opportunité d'appréhender.


Ces ateliers vont se dérouler dans les écoles élémentaires à raison de deux ateliers par semaine et par école.

Chaque atelier bénéficiera d'un cycle d'une dizaine de séances soit sur l'année trois cycles (octobre / décembre - janvier/mars - avril/juin)


Ils se dérouleront de 17h00 à 18h00 avec un temps de goûter de 16h30 à 17h00 et un temps de rangement de 18h00 à 18h30. Les enfants seront sous la responsabilité de l'animateur en charge de l'atelier et sont donc totalement dissociés de l'organisation de l'étude. Cependant ils pointeront de la même manière le matin pour s'inscrire car si même le coût de cet atelier n'est pas excessif pour les familles, il a le coût de l'étude...


Les inscriptions se dérouleront sur le mois de septembre.

Les disciplines proposées seront aussi variées que le Théâtre, la Chorale, l'apprentissage des échecs, la mosaïque, le cirque, les arts plastique, la magie...


La mise en place des ces ateliers est indépendant de l'allongement du temps d'étude en élémentaire de 18h00 à 18h30 avec possibilité de venir chercher son enfant dans cette demi-heure de manière « ouverte »


Les interventions

1.      Risque d'une augmentation du nombre d'enfants aux études

2.      Modalités d'inscription à définir

3.      Ne pas instaurer une corrélation entre l'étude et l'atelier

4.      Eviter l'exclusion de certains enfants à ce dispositif par la mise en place de  critère de choix pas équitable


Propositions
  1. Que ces ateliers péri-scolaires, qui sont une première sur Meudon, soient proposés à tous les enfants de l'école, et pas uniquement à  ceux qui restent à l'étude.
  2. Compte - tenu du nombre de places proposé (72 enfants par an et par école) : diriger cette offre dans un premier temps aux élèves de CM2 et s'il reste des places descendre vers les CM1 et ainsi de suite...
LES RYTHMES SCOLAIRES




La question des rythmes scolaires est aujourd'hui d'actualité suite aux différentes réformes qui ont été mises en place depuis la rentrée et qui nous posent la question de l'efficacité de l'école pour nos enfants.



L'idée est de ne pas rentrée dans la polémique de pour ou contre les nouveaux programmes, ou de pour ou contre le nouveau temps scolaire avec la suppression du samedi matin mais de constater, de comprendre et enfin de trouver des solutions, si nécessaire à l'organisation de la journée scolaire de nos enfants.



Le constat :

  • Changement dans les programmes d'apprentissage de nos enfants qui aux dires de l'ensemble des acteurs de la communauté éducative sont plus lourds que les précédents.
  • Suppression du samedi matin pour tous. Plus de calendrier dérogatoire, les mêmes vacances pour tous ce qui induit entre autres une suppression de temps de rencontre avec les enseignants (ceci dit, dans les textes, je rappelle que le samedi, même si ce n'est plus du temps scolaire pour nos enfants sous la responsabilité de l'éducation nationale, peut rester des temps de rencontre entre parents et équipe éducative...)
  • Aux 24 heures hebdomadaires, se rajoutent 2 heures de soutien pour des enfants rencontrant des difficultés d'apprentissage



Comprendre les incidences de ces changements

  • que ces deux heures de soutien pouvaient concernés tous les enfants et pas uniquement 15% d'enfants en grande difficulté. D'ailleurs pour les enfants dits en grande difficulté, ce n'est pas avec le soutien mis en place qu'on résoudra leurs soucis d'apprentissage voir de comportement pour certains.
  • Ce soutien a pour principaux objectifs soit de palier à une incompréhension passagère sur une apprentissage «lambda», soit de prévenir d'une éventuelle incompréhension que pourrait avoir l'enfant dans la leçon à venir...
  • Ce soutien a permis d'établir un lien privilégié entre l'enfant et l'enseignant sans que ce dernier soit stigmatisé.
  • Ce soutien a permis à certains enseignants d'aborder le programme et les enfants d'une manière différente et peut-être plus fine dans l'analyse qu'ils pouvaient avoir de certains enfants..


MAIS AUSSI

  • Les enseignants ont constaté une plus grande fatigue des enfants qui étaient pris en soutien (6h30/jour au lieu de 6h)
  • La mise en place du soutien en maternelle n'est pas simple, surtout pour les PS en début d'année, et finalement, tous les enfants bénéficient de ce temps supplémentaire.
  • Ce temps de soutien pris sur du temps péri - scolaires ne permet plus d'une part les rencontres individuelles avec les parents, et diminue le temps de concertation entre les enseignants qui se fait souvent sur le temps du midi compte - tenu entre autres des lieux géographiques d'habitation des enseignants, du fait que les enseignants font les études et donc finissent tard le soir...è Une diminution de la motivation des équipes enseignantes pour organiser des projets de type festif qui font de l'école un lieu de rencontre et d'échange privilégié à des moments clefs de l'année.
  • Quand le soutien est mis en place dans certaines communes avant ou après la classe, force est de constater qu'au fil du temps, il y a un désengagement des familles du à la complexité de l'organisation familiale.


Les solutions envisagées pour réduire le temps scolaire quotidien sont multiples mais pas forcément envisageables dans l'immédiat et surtout pas de nos prérogatives mais il est bon de les énoncer tout de même :

  • Retour du samedi matin
  • Raccourcir les petites vacances
  • Raccourcir les grandes vacances de 15 jours minimum...


Mais ces décisions là dépendent du Ministère et non pas des communes. Par contre, dans les textes il est spécifié que le temps scolaire pouvait être de 4 jours ou de 9 ½ journées...Et ça on peut y travailler MAIS les implications ne sont pas anodines en fonction de comment on réorganise ce temps.


Avant tout un postulat sur lequel nous souhaiterions avoir votre avis et à partir duquel nous avons commencé à travailler :

Organiser le temps scolaire sur 26 heures et non pas 24 heures + 2 heures.


En effet, aujourd'hui les deux heures de soutien sont pris sur du temps péri - scolaires au détriment d'une organisation plus sereine et moins compliquée du temps du midi avec une meilleure gestion des animateurs et des animations sur cette pause méridienne.


En partant de ce postulat de 26 heures de temps scolaire sur un temps uniquement Education Nationale, plusieurs emplois du temps peuvent être envisagés :



Mais avant tout il est bon de vous faire part des incidences sur l'organisation générale des écoles et ce quelque soit la formule retenue à plus ou moins grande échelle :

  • changements dans les emplois du temps des éducateurs sportifs
  • modification des plannings piscine et patinoire 
  • Report des activités école des sports du mercredi matin sur le soir
  • Report des activités sportives, cultuelles et culturelles du mercredi matin sur les soirs de la semaine impliquant une mise à disposition des locaux
  • réorganisation des accueils de loisirs le mercredi après-midi : orientation « garderie » ou « projet »
  • transferts à assurer et à financer en fin d'après-midi vers des lieux d'ateliers éventuels et le mercredi de l'école vers l'accueil de loisirs. Le déjeuner du mercredi serait pris dans les accueils de loisirs (et non dans les écoles) afin d'utiliser moins de restaurants scolaires.
  • emplois du temps des agents et ASEM à revoir.
  • nombre de repas sans doute en hausse du fait des effectifs du mercredi midi
  • nettoyage des locaux à réorganiser le mercredi et le soir, en fonction des éventuelles activités mises en place dans les écoles
  • ramassage scolaire des classes passerelles et de la rue de la Verrerie à revoir (attention, marché de la CA Arc de Seine)
  • modification des horaires des études
  • modification des plannings des intervenants (infirmières, langues...)


Et plein d'autres incidences qui ne sont pas forcément identifiées à ce jour...


Proposition d'emploi du temps


Répartition des 26 heures de manière homogène sur les 5 jours

L/M/J/V - 8h30 - 12h00 / 13h30 - 15h30

Mercredi - 9h00 - 12h00 / 13h30 - 15h30


Répartition des 26 heures sur 9 ½ journées soit deux solutions possibles

Première solution

L/M/J/V - 9h00 - 12h00 / 13h45 - 16h30

Mercredi - 9h00 - 12h00

- ouverture de garderies du matin dans toutes les écoles 

- activités de l'école des sports de 16h30 à 18h (avec goûter) en maternelle et de 16h30 à 18h30 (avec goûter) en élémentaire

- temps de travail des agents : de 8h45 à 18h30 (soit 8h45x4 jours= 35h) et de 4h le mercredi pour les ASEM ou 8h tous les 15 jours pour les agents


Deuxième solution

L/M/J/V - 8h30 - 11h30 / 13h00 - 15h45

Mercredi - 8h30 - 11h30



Les interventions:

1-les parents ont plutôt des réactions positives sur le soutien scolaire tel qu'il est mis en place aujourd'hui

2- certains pensent que, si les journées d'école sont trop lourdes pour les enfants, c'est que le programme doit être réalisé sur 24h/ semaine au lieu de 27h auparavant.

3- certains pensent que, si les enfants sont fatigués, ce n'est pas nécessairement à cause du rythme de l 'école mais du « rythme tout court » de leurs journées lorsque les parents travaillent tous les 2 ou lorsque les enfants ont trop d'activités extra-scolaires...

4- beaucoup pensent que, pour mieux étaler le temps scolaire, il serait opportun de réduire les grandes vacances

5- de nombreux parents pensent que beaucoup de choses ont changé cette année (suppression du samedi matin, changement des programmes, mise en place du soutien scolaire) et qu'il est prématuré de vouloir d'ores et déjà réfléchir à une organisation « encore » différente.






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